Préparation des fichiers pour l’impression

BAT, fond perdu, fichiers vectoriels, résolution ou polices : retrouvez les notions indispensables pour transmettre un fichier propre, complet et exploitable avant son départ en production.

Les réglages exacts peuvent varier selon le produit, le procédé d’impression et le fabricant. La fiche technique du fournisseur reste toujours prioritaire.

A

Aplatissement des transparences

L’aplatissement transforme les effets de transparence, les ombres, les modes de fusion ou certains masques en éléments vectoriels et/ou pixellisés afin qu’ils puissent être interprétés par un flux d’impression plus ancien.

Cette opération peut être nécessaire avec certains standards ou équipements, mais elle n’est pas systématiquement souhaitable. Un fichier PDF/X-4 peut, par exemple, conserver les transparences natives lorsque le flux du fabricant les accepte.

Voir aussi : PDF/X, Résolution

B

BAT — Bon à tirer

Le bon à tirer est la validation finale donnée avant le lancement de la fabrication. Il confirme notamment les textes, les dimensions, le placement des éléments, les références de couleurs et les caractéristiques indiquées sur le document de validation.

Le BAT peut être numérique, imprimé ou matérialisé par un prototype selon le niveau de contrôle demandé. Un simple PDF valide surtout le contenu et la mise en page ; il ne constitue pas toujours une épreuve contractuelle de couleur.

Voir aussi : PDF HD, Fond perdu, Zone de sécurité, Voir un exemple de BAT CPEP

F

Fichier natif

Le fichier natif est le document original et modifiable créé dans le logiciel de conception : fichier Illustrator, InDesign, Photoshop ou autre format source. Il conserve les calques, les blocs de texte, les liens, les effets et les réglages nécessaires pour effectuer des corrections.

Pour être réellement exploitable, il doit généralement être transmis avec ses images liées et ses polices, ou sous la forme d’un dossier assemblé. Le fichier natif ne remplace pas le PDF de validation : les deux ont des rôles différents.

Voir aussi : Image liée, Police de caractères

Fichier vectoriel

Un fichier vectoriel décrit les formes à l’aide de points, de courbes et de contours mathématiques. Il peut être agrandi ou réduit sans pixellisation, ce qui le rend particulièrement adapté aux logos, pictogrammes, textes et formes destinés à l’impression.

Les formats AI, EPS et SVG sont couramment vectoriels. Un PDF peut contenir des éléments vectoriels, mais aussi des images bitmap : son extension seule ne garantit donc pas que tout son contenu soit vectorisé.

Voir aussi : Vectorisation, Résolution

Fond perdu

Le fond perdu est la partie du visuel qui dépasse volontairement au-delà du format fini. Il permet d’éviter l’apparition d’un filet blanc après la découpe, malgré les petites tolérances mécaniques de façonnage.

Une valeur de 3 mm est fréquente pour de nombreux imprimés, mais elle n’est pas universelle. Certains emballages, grands formats ou procédés demandent une valeur différente : la fiche technique du fabricant doit toujours être respectée.

Voir aussi : Traits de coupe, Zone de sécurité

I

Image incorporée

Une image incorporée est directement enregistrée dans le fichier de mise en page ou d’illustration. Le document devient autonome : l’image ne manque pas lorsque le fichier est déplacé ou transmis.

Cette méthode augmente toutefois le poids du fichier et peut compliquer certaines mises à jour. L’incorporation ne corrige ni une résolution insuffisante ni un mauvais profil colorimétrique.

Voir aussi : Image liée, Résolution

Image liée

Une image liée reste stockée dans un fichier séparé. Le logiciel de mise en page affiche une prévisualisation et mémorise son emplacement, sans intégrer toutes ses données au document principal.

Cette organisation facilite les mises à jour et limite le poids du fichier natif, mais impose de transmettre également tous les fichiers liés. Si un lien est rompu, l’image peut apparaître en basse définition ou manquer à l’export.

Voir aussi : Fichier natif, Image incorporée

Impression en réserve

L’impression en réserve consiste à laisser volontairement une zone non imprimée à l’intérieur d’un aplat ou d’une forme. Le motif apparaît alors grâce à la couleur naturelle du support, visible dans les zones où aucune encre n’est déposée.

Cette technique est fréquente sur les sacs papier : un motif laissé en réserve dans un aplat foncé peut utiliser le blanc du papier ou le brun du kraft comme une couleur graphique supplémentaire. Elle ne crée toutefois pas une véritable encre supplémentaire : le résultat dépend entièrement de la teinte et de la régularité du support.

Voir aussi : Surimpression, Fond perdu

P

PDF HD

“PDF HD” désigne couramment un PDF destiné à l’impression, avec des images de qualité suffisante, les bonnes dimensions et les informations nécessaires à la production. Ce terme reste toutefois imprécis : il ne correspond pas, à lui seul, à une norme technique unique.

Deux fichiers appelés “PDF HD” peuvent donc avoir des réglages très différents. Pour sécuriser la production, mieux vaut demander un standard précis, par exemple un profil PDF/X, ainsi que les paramètres d’export attendus.

Voir aussi : PDF/X, Fond perdu

PDF/X

PDF/X est une famille de normes PDF conçues pour fiabiliser les échanges de fichiers destinés à l’impression. Elles imposent ou encadrent certains éléments essentiels, comme l’incorporation des polices, la définition de la zone imprimée et la gestion des couleurs.

Plusieurs variantes existent. PDF/X-1a repose sur un flux plus ancien et aplati, tandis que PDF/X-4 peut conserver les transparences et une gestion colorimétrique plus moderne. Le bon choix dépend du flux de production du fabricant.

Voir aussi : Aplatissement des transparences, Police de caractères

Police de caractères

Une police de caractères est le fichier qui contient le dessin des lettres, chiffres et symboles utilisés dans une création. Elle doit être disponible au moment de l’ouverture ou correctement incorporée au PDF pour éviter toute substitution typographique.

Son utilisation peut être soumise à une licence. Une police autorisée pour un usage bureautique ou web n’est pas nécessairement utilisable de la même façon dans tous les projets commerciaux ou tous les supports.

Voir aussi : Police vectorisée, PDF/X

Police vectorisée

Une police vectorisée est un texte converti en formes et en tracés. Le fichier n’a alors plus besoin de la police originale pour conserver exactement l’apparence des caractères.

Cette conversion sécurise certains échanges, mais le texte ne peut plus être corrigé comme du texte classique. Elle augmente parfois la complexité du document et supprime des informations utiles à l’accessibilité ou à la recherche dans le PDF.

Voir aussi : Police de caractères, Vectorisation

R

Résolution

La résolution indique la quantité de pixels disponible par rapport à la taille d’impression d’une image. Une image peut sembler grande à l’écran mais devenir insuffisante lorsqu’elle est agrandie sur le support final.

Pour de nombreux imprimés observés de près, 300 ppp à la taille finale constitue une valeur courante. Ce n’est cependant pas une règle absolue : le grand format observé à distance peut accepter moins, tandis que certains dessins au trait nécessitent davantage.

Le terme PPI ou PPP décrit plus précisément les pixels d’une image. DPI désigne à l’origine les points produits par le dispositif d’impression, même si les deux termes sont souvent mélangés dans les logiciels et les échanges courants.

Voir aussi : Fichier vectoriel, Image incorporée

S

Surimpression

La surimpression demande à une couleur de s’imprimer par-dessus les couleurs situées dessous, au lieu de réserver une zone vide dans celles-ci. Le résultat visible dépend donc du mélange des encres et du support.

Elle peut limiter les petits défauts de repérage, notamment sur certains textes noirs, mais une mauvaise utilisation peut modifier fortement une couleur. Un objet blanc en surimpression peut même devenir invisible puisque l’encre blanche n’est généralement pas imprimée dans un procédé classique.

Voir aussi : Impression en réserve, BAT, PDF/X

T

Traits de coupe

Les traits de coupe sont de petits repères placés à l’extérieur du format fini pour indiquer l’emplacement théorique de la découpe. Ils ne doivent pas empiéter sur le document final.

Ils sont généralement générés automatiquement lors de l’export PDF. Il est préférable d’éviter de les dessiner manuellement, sauf demande technique particulière, car une position incorrecte peut créer une ambiguïté sur le format attendu.

Voir aussi : Fond perdu, Zone de sécurité

V

Vectorisation

La vectorisation consiste à convertir une image composée de pixels en formes, contours et courbes vectoriels. Elle est souvent utilisée pour reconstruire un logo disponible uniquement en JPEG ou en PNG afin de pouvoir l’agrandir et l’exploiter sur différents procédés de marquage.

Une vectorisation automatique peut constituer un point de départ, mais elle produit parfois trop de points, des courbes irrégulières ou des détails imprécis. Pour un logo, une reprise manuelle est souvent nécessaire afin d’obtenir un tracé propre et fidèle.

Voir aussi : Fichier vectoriel, Police vectorisée

Z

Zone de sécurité

La zone de sécurité est une marge intérieure dans laquelle doivent rester les textes, logos et informations importantes. Elle les protège des variations de coupe, de pliage, de couture, de collage ou de montage.

Sa valeur dépend du produit. Une carte de visite, un sac papier, une boîte ou une bâche ne demandent pas la même distance de sécurité. Comme pour le fond perdu, le gabarit du fabricant doit servir de référence.

Voir aussi : Fond perdu, Traits de coupe